Plutôt boîte ou kb/s?

Alors ? A-ton l’air plus con après avoir claqué 50€ pour un jeux en boite ou pour une version téléchargeable?…

C’est un peu la question qui m’est passée par la tête dernièrement: faut-il céder au dématérialisé ou préférer la bonne vielle version en boîte? … hein?… mmmh?

Petit bilan

Depuis les années (nombreuses maintenant…snif) , j’ai toujours aimer pouvoir toucher l’objet que j’achète des mes deniers durement gagnés! Le simple fait de sous-peser une boîte qui n’a pas encore révéler tous ses secrets, la découverte du contenu, et à défaut de pouvoir utiliser immédiatement l’objet, la lecture du moindre texte présent sur la cover.

Oui, décidément je suis un fétichiste des boites (j’avoue parfois regarder une vidéo ou deux d’un “unboxing”)! Mais je n’ai pas honte, je préfère très sincèrement ce genre de vice à une inavouable addiction au léchage de Calipo enroulés dans du jambon par nuit de pleine-lune en dansant nu sur une musique de Demis Roussos.

Pour être tout-à-fait honnête, je suis un bon client du bien-connu Steam mais je ne peu pas m’empêcher de me sentir prisonnier de ce système. Le fait de dépendre d’un intervenant supplémentaire pour profiter de mon achat me laisse un goût amère dans la bouche, comme une impression de contrôle permanent…. Et puis la question qui a sans-doute fait un peu (beaucoup) de chemin dans votre tête: “et si Steam disparait?”. Et bien c’est sans doute moins dramatique qu’il n’y parait, sauf si le jeu en question repose en partie ou totalité sur l’online, il faudrait dès-lors que Valve sorte un outil ou un patch pour les jeux téléchargés et les éditeurs une plateforme de remplacement pour le volet online. Bref, ce ne serait pas le moindre mal… à condition de continuer de proposer le téléchargement des versions “non-Steam” des jeux de votre librairie.

Les sous-sous dans la po-poche

Steam a ce statut de “too big to fail” et personne ne voudrait voir cette plateforme disparaitre autant en termes de revenus pour certains, qu’en termes de visibilité pour d’autres et évidemment en termes de services pour les utilisateurs finaux.

Petit crochet par les studios indépendants:  il est clair que Steam, au même titre que le XBLA de Mircosoft sont des tremplins de rêve pour faire parler d’un jeu. Il suffit de jetter un oeil à la brochure de Steamworks pour se rendre compte des bénéfices apportés par le choix d’une telle plate-forme de distribution!

Il est clair que la dématérialisation à le vent en poupe ces dernières années face aux versions boîtes. Je suis d’ailleurs tombé sur une analyse du marché du jeu vidéo (2009-2010) réalisé par Geoffroy de Nanteuil que je vous invite à lire pour bien vous rendre compte de la réalité du marché.

Mais qu’en est-il de notre quotidien? Et bien les habitudes de consommation changent avec les nouveaux moyens mis à notre disposition… Par exemple: je reviens 20 ans en arrière et je suis dans mon magasin de jeux vidéos préféré “Vidéo Game Land” (R.I.P.). Je n’ai pas d’ordinateur mais uniquement une console. Le seul moyen de jouer à un jeu (cartouche) est de l’acheter neuf, d’occasion (pas encore très répandu) ou de ma le faire prêter… Quelques années plus tard j’ai un pc et la valse des disquettes qui finissaient toujours par foirer commence, provoquant ainsi une nouvelle  vague de “copies de sauvegarde” plus ou moins frauduleuse mais fourtrement pratique pour se passer des jeux. La seule protection étant des codes sur papier ou autres fantaisies supposées freiner le piratage sauvage. J’avance encore de quelques années… les systèmes de copies pour cartouches sont monnaie-courante, les disques-durs commencent à avoir une capacité correcte et les cdroms sont là avec leurs lots de protections plus ou moins safe, que l’on combattera à grands coups de pitchs, de patchs et de poutchs.

…et puis… le net est presque partout ! Les mises à jour des jeux devient possible via le net, du contenu téléchargeable commence à faire son apparition, les jeux en ligne pointent le bout de leurs nez, bref, ça commence à bouger mais personne ne voit encore venir la “Grande Dématérialisation”. Et puis hop! Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne sais même plus par où ça a commencé (peut-être avec les premiers mmo…?), mais voilà qu’il est possible d’acheter et de télécharger des jeux entiers sur le net. Les plus jeunes ne voient sans doute pas bien où est la différence entre jouer à un jeu en boite ou télécharger une fois qu’il sera installé sur une machine?… Ils n’ont pas tort mais là où les vieux briscarts comme moi grincent des dents, c’est le prix… et la liberté!!!

M’enfin!

1. Le prix

Prenez Deus Ex Human Révolution par exemple, disponible sur Steam à 49,99€ en version standard et à 35€ en version boite ou au même prix en dématérialisé sur d’autres sites de vente en ligne… Bon les amis de chez Valve, faudrait se calmer un peu là… Et je ne parle même pas de la différence flagrante de prix avec les versions consoles (en moyenne 15€ plus chère pour parfois moins de contenu), là pour le coup, je serai un joueur console, j’aurais du mal à m’assoir pendant plusieurs jours après chaque achat d’un jeu!

2. Les DRM

Alors là on rigole encore! Entre le jeu fraîchement acheté qui vous oblige à installer Steam et les systèmes de validation online à la sauce Ubisoft qui vous obligent à garder une connexion permanente à leurs serveurs, on se demande quelle sera la prochaine étape (une connexion permanente à votre carte d’identité via RFID). Cependant, il existe encore des jeux sans lien avec une plate forme de validation ou de distribution quelconque mais il faut bien l’avouer,  la tendance va de plus en plus vers des DRM online afin d’éviter le piratage… Piratage qui serait bien moins important si les prix des jeux étaient revus à la baisse (le modèle des jeux indépendants en est la preuve). La catégorie des mmo tire plus ou moins son épingle du jeu puisque la connexion permanente au serveur est obligatoire et chaque compte de jeu unique, le piratage est pratiquement impossible (on parlera plutôt de piratage de compte).

3. L’objet

Et pour finir il nous reste l’objet, le vrai, celui qui prend la poussière sur l’étagère et qui côtoie d’autres jeux qui ont fait votre bonheur (ou pas ) depuis des années. Si pour la plupart il faudrait une quantité de patchs plus importante que le jeu lui-même, vous savez qu’il est à vous, que personne ne vous empêchera de l’installer sur 3 machines différentes ou d’y jouer en pleine cambrousse. Et si l’envie vous en prends, vous pouvez le revendre, l’échanger afin de faire le bonheur d’un autre (et accessoirement le vôtre aussi).

Pour le prix (souvent le même) d’une version dématérialisé, vous avez une jolie pochette, un vrai manuel et parfois plus. Si vous avez la chance d’avoir un magasin indépendant près de chez vous, préférez-le à une grande enseigne, ce n’ets pas toujours plus cher, mais bon, je ne sais pas pour vous mais moi je préfère faire tourner les petits commerces qui donnent encore un visage humain à l’industrie du jeu vidéo. (Oui, bon, si votre revendeur est un gros con, ok, vous pouvez aller voir ailleurs).

3 Commentaires sur "Plutôt boîte ou kb/s?"

  1. Shine 16 novembre 2011 à 9 h 09 min - Reply

    Le problème avec les jeux boites, c’est aussi que ça prend de la place dans la maison. Celui qui a 40 jeux sur steam ca lui évite d’avoir 40 boites de DVD à dépoussiérer et ça libère un meuble ou une place de la maison… Mais pas seulement, avec Steam boite ou pas s’ils vous ban plus question d’y jouer. Ca m’est arrivé avec modern warfare alors que je n’avais pas triché. J’ai la boite à la maison mais le jeux doit se connecter à steam pour se lancer et là je suis bloqué. Donc je ne peux même plus revendre ma boite car l’acheteur ne pourrait pas l’utiliser non plus étant donné qu’il utilisera mon numéro de série qui est ban…. CQFD !

  2. Shine 16 novembre 2011 à 9 h 17 min - Reply

    J’oubliais une chose : le prix. En achetant les promos steam, je parviens à avoir des rabais de 70%
    Parfois un jeux qui coute 58E au magasin du coin, je peux l’obtenir à 22€ en passant par Steam. CQFD

  3. Luke 16 novembre 2011 à 10 h 40 min - Reply

    Ton commentaire est tout à fait pertinent! Il est vrai que de plus en plus d’éditeurs de jeux bloquent le marché de l’occasion en obligeant le joueur à activer le jeux et ainsi le lier à un compte privé.

    Pour ce qui est des versions boites, Il est de plus en plus courant de trouver des jeux en 2 ou trois versions (standard, limited, collector, etc.), mais même ici, la dématérialisation frappe encore en proposant les mêmes versions mais cette fois avec tout le contenu supplémentaire à télécharger… alors que bien souvent les bonus sont normalement des goodies bien réels (cartes, tracks audio, making of, art book, etc.)! Ridicule et frustrant!

    Finalement question place, (en tout cas pour moi) je n’achète pas 40 jeux en boite, mais plutôt quelques éditions limitées dont le contenu et le packaging en valent la peine.
    Tout ça pour dire qu’en dehors de la presque impossibilité de revendre des jeux, l’objet physique laissera un souvenir plus palpable qu’un compte Steam ou Origin.

Laissez un commentaire